jeudi 24 décembre 2009

Bilan d'une année de transition

Avec l’année 2009 s’achève une période de changements déterminante à plusieurs titres et sur laquelle il importe aujourd’hui de faire le point.

Pour l’Union européenne tout d’abord, la fin du processus de ratification du traité de Lisbonne – accompagné de son lot de tensions, d’incertitudes, de bluff aussi - ouvre une ère nouvelle de la construction communautaire. Désormais représentée par Herman Van Rompuy (Président du Conseil européen) et Catherine Ashton (Haut représentant de la politique étrangère de l’Union), l’UE s’appuie sur un système institutionnel et des modalités de votations simplifiées, fonctionnelles – du moins l’espérons-nous ! – pour une Europe à 27. Mais s’il s’agit bien d’une réelle transition, ce n’est précisément pour l’heure qu’une transition. Rien ne garantit aujourd’hui que l’Europe de 2010 et des années suivantes sera l’Europe forte, plus politique et ambitieuse que le Parti Fédéraliste appelle de ses vœux. La conclusion pathétique du sommet international de Copenhague devrait nous inviter à agir intelligemment entre États européens, à planifier nos projets à l’échelle régionale en matière d’environnement, d’économie, etc., initiatives qui semblent désormais vouées à l’échec au niveau mondial.

Le Parti Fédéraliste lui-même a opéré sa mue. En transition en 2009, il s’est doté à l’occasion de l’Assemblée générale extraordinaire du 10 octobre dernier d’une nouvelle direction collégiale avec pour ambition d’en revenir à ses fondamentaux : poursuivre la réflexion politique tout en participant directement au débat démocratique avec actuellement à l’étude la présentation de listes pour les prochaines échéances électorales. Persuadée que le fédéralisme deviendra bientôt un enjeu politique majeur à l’heure où les institutions de l’Union européenne ne cessent de se renforcer, notre petite formation a entamé en 2009 une nouvelle stratégie pour faire entendre sa voix et intéresser les français (cf. la médiatisation du projet de listes composées de citoyens communautaires pour les élections européennes).

Enfin, la jeune Antenne Auvergne a vécu de son côté aussi une année de transition. Organisatrice d’une conférence-débat à Clermont-Ferrand en avril, l’existence de cette structure a été consacrée par la direction et les membres du Parti Fédéraliste lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 10 octobre 2009. Bien que la question de l’adhésion de nouveaux adhérents se pose toujours avec acuité dans une région rurale pas forcément acquise aux idées européennes, le succès rencontré par certaines associations à l’instar des Jeunes Européens nous encourage à maintenir notre existence tout en tâchant d’être plus visibles. Bien des défis attendent ainsi les fédéralistes d’Auvergne en 2010 : se rassembler, agir, porter un projet. Toutes les initiatives en ce sens seront les bienvenues !

Nous vous souhaitons à tous d’excellentes fêtes de fin d’année pour clore 2009 sur une note résolument positive.

lundi 27 avril 2009

Une première pour le Parti Fédéraliste en Auvergne !

L’Antenne Auvergne du Parti Fédéraliste vient d’organiser pour la première fois de sa jeune histoire une réunion publique, ce samedi à Clermont-Ferrand. Proposée en collaboration avec les Jeunes Européens Auvergne et le Puy-de-Babel, cette conférence proposait une étude en trois axes de la réalité communautaire qui est aujourd’hui la nôtre.

À la charnière entre deux Europes, celle de Nice et ses mécanismes adaptés à une Union de quinze États-membres, et celle de Lisbonne, prête à assumer un coopération à vingt-Sept, il apparaissait nécessaire de faire le point sur le fonctionnement de nos institutions communautaires. Cette mission délicate fut la mienne, en tant que délégué de l’Antenne Auvergne et premier intervenant du Parti Fédéraliste à ce débat. Complexe pour les juristes eux-mêmes, le fonctionnement actuel de l’Union européenne apparaît hermétique, abstrus, sinon inintelligible aux eurocitoyens que nous sommes tous. L’un des grands apports du traité de Lisbonne est de proposer une clarification indispenable des mécanismes décisionnels, renforçant notamment le rôle du Parlement (quasi-généralisation de la co-décision) et supprimant la fameuse structure en « piliers » issue du Traité de Maastricht.

Mais l’Europe ne saurait se contenter de simplifier ses institutions si elle ambitionne de se rapprocher des individus qui la composent. La négligence absolue avec laquelle les partis français débutent leur campagne pour le renouvellement du Parlement de Strasbourg illustre à merveille le déficit politique dont souffre l’Union. Le symptôme a été étudié, dénoncé et décrit en détails à travers l’exposé d’Yves Gernigon, responsable des questions politiques du Parti Fédéraliste. Une véritable campagne électorale marquée par des enjeux européens, la multiplication de personnalités transnationales (à l’instar de Daniel Cohn-Bendit), l’établissement explicite de frontières, le dépassement nécessaire d’une Europe purement mercantile et technique constituent autant de défis immédiats qu’il nous faudra collectivement relever. L’avancée vers l’Europe Fédérale, cheval de bataille du Parti Fédéraliste, ne pourra par ailleurs se concrétiser sans une reprise en considération du budget nécessaire ; à ce jour, seul 1 % du PIB des États-membres sert au financement des politiques communautaires.

S’exprimant à son tour sur les apports insuffisants de l’Union européenne actuelle en matière sociale, Hélène Féo, vice-présidente du Parti Fédéraliste, n’a pas manqué de souligner le besoin éprouvé par les peuples de vivre dans une Europe plus protectrice. Un espoir, peut-être, en ces temps de crise ? Le Conseil de l’Union européenne se penche ce mois-ci sur le problème en étudiant les possibilités de relance budgétaire, de stabilisation des prix et de renforcement du crédit. Le Président de la Commission José-Manuel Barroso a lui-même reconnu dernièrement que « les protections sociales doivent jouer leur rôle de stabilisateur ». Pour Hélène Féo, cette prise de conscience, pour l’heure très circonstancielle, permettra peut-être de déclencher un débat salvateur pour, enfin, aller plus loin dans l’Europe sociale.

Tenue dans une ambiance conviviale et devant une assistance très réactive, cette première conférence-débat du Parti Fédéraliste a été l’occasion tant attendue de présenter nos idées en terre auvergnate et d'aller à la rencontre de ceux qui, européens de toutes générations, partagent ce désir de faire de l’Europe notre nouvelle patrie.

lundi 20 avril 2009

Programme de la réunion publique du 25 avril 2009

Le Parti Fédéraliste organise ce samedi à Clermont-Ferrand, en partenariat avec le Puy-de-Babel et les Jeunes Européens Auvergne, une réunion publique destinée à promouvoir l’idée fédérale en Europe. Elle se tiendra à partir de 17 heures au Centre Jean Richepin.


« Le Fédéralisme : vers une Europe des Européens »

Trois interventions sont programmées et seront respectivement suivies d’un débat thématique.

Partie 1
« Les Traités, de Nice à Lisbonne où en est-on ? »
par Pierre-Henri Paulet (étudiant en droit, délégué du Parti Fédéraliste en Auvergne)

Partie 2
« Elections européennes 2009, inventer l'Europe politique »
par Yves Gernigon (responsable des questions politiques au Parti Fédéraliste)

Partie 3
« L'Europe sociale contre le retour des nationalismes »
par Hélène Féo (vice-Présidente du Parti Fédéraliste et spécialiste des questions sociales)

La durée totale de la réunion ne devrait pas excéder deux heures trente.
Fédéralistes, européanistes ou simples citoyens intéressés par le thème de l’Europe, n’hésitez pas à venir nombreux participer à ces débats.

lundi 6 avril 2009

Réunion publique à Clermont-Ferrand le 25 avril 2009 : "Le fédéralisme : vers une Europe des européens"

L’Antenne Auvergne du Parti Fédéraliste confirme l’organisation d'une réunion publique dans notre région, annoncée depuis plusieurs mois déjà. Elle se tiendra le 25 avril prochain à Clermont-Ferrand autour du thème : « Le fédéralisme : vers une Europe des européens ». Cette conférence constituera par ailleurs le premier volet d’un triptyque de rencontres-débats programmé par l’association Les Jeunes Européennes Auvergne.

Plusieurs intervenants du Parti Fédéraliste s’exprimeront à cette occasion sur le fonctionnement de l’Union européenne de l’avant et de l’après Lisbonne. Le tour d’horizon des insuffisances du projet européen actuel conduira bien entendu à une présentation du concept fédéral et des solutions qu’il se propose d’apporter au service d’une Europe à l’écoute des européens.

La stratégie politique du Parti Fédéraliste est également à l’ordre jour ; les participants s’intéresseront à la question de l’instauration du modèle fédéral en Europe autour de la recherche d’un soutien populaire indispensable.

Venez nombreux débattre avec les Fédéralistes !


« LE FÉDÉRALISME : VERS UNE EUROPE DES EUROPÉENS »

Réunion publique organisée par
le Parti Fédéraliste, les Jeunes Européens Auvergne, le Puy de Babel

SAMEDI 25 AVRIL 2009
Centre Jean Richepin, salle n°1
21, rue Jean-Richepin
63000 CLERMONT-FERRAND


Pour tout renseignement : pierrehenripaulet@yahoo.fr

Devenez membre de la liste du Parti Fédéraliste pour les élections européennes !

Le Parti Fédéraliste présentera des listes de citoyens européens pour les élections européennes de juin 2009. Nous sommes à la recherche d'un candidat, citoyen communautaire, désireux de représenter la circonscription Massif Central-Centre au nom du Parti Fédéraliste.

Le Parti Fédéraliste présentera des listes composées de citoyens issus des 27 pays de l’Union Européenne et résidant en France.
Après les “Non” français, néerlandais et irlandais, il devient urgent de sortir l’Europe de son ghetto intellectuel et de la rendre populaire. C’est ce que vise cette nouvelle campagne du Parti Fédéraliste.

Renforcer la citoyenneté européenne.
La citoyenneté européenne est mal connue. En invitant des citoyens de l'Union Européenne à venir sur nos listes, nous en faisons la promotion.

Promouvoir la confiance entre citoyens européens.
Vouloir une Europe fédérale, c’est vouloir qu’à l’avenir des personnalités qui n’auront pas forcément la nationalité française occuperont des postes importants et décideront d’actes (Défense, Diplomatie...) qui auront des conséquences notables sur l'avenir des Français.En invitant des citoyens de toute l'Union Européenne à venir sur nos listes, nous renforçons cette confiance.

Rendre l’Europe plus humaine.
Pour nombre de citoyens, l’Europe c’est une administration désincarnée à Bruxelles.En invitant des citoyens de toute l'Union Européenne à venir sur nos listes, l'Europe est représentée par des femmes et des hommes qui sont à notre image.

Une Europe plus proche, plus populaire, c'est la clé du succès lors des prochains référendums, étapes incontournables vers l'Europe fédérale.

Vous êtes intéressé(e) par cette action dans la circonscription Massif-Central Centre, vous voulez figurer sur nos listes ou simplement en savoir plus ? Appelez Yves au 06 13 21 76 90 ou Germain au 06 85 33 38 20 ou

See you soon, bis bald, tot spoedig, hasta pronto, à très bientôt !

Télécharger le document de campagne : http://www.parti-federaliste.fr/fr/ElectionsEuropeennes09.pdf

lundi 12 janvier 2009

2009, année européenne

L’année 2008 vient de s’achever et avec elle la présidence française de l’Union européenne. Brutalement assombri à l’été par le conflit géorgien et à l’automne par les premières conséquences sociales de la crise économique mondiale, le contexte de cette présidence était plus que délicat. Au final, l’Europe sera parvenue ces six derniers mois à envisager des instruments de protection communs pour faire face à la fragilité du système bancaire, aura franchi une étape déterminante vers la mise en place de politiques effectives en matière, d’une part, d’immigration et d’asile, d’autre part de lutte contre les bouleversements climatiques.

Les citoyens européens appelés aux urnes
Sur la question des institutions, objet de bien des tourments chez les européanistes de toute obédience depuis plusieurs années désormais, l’impasse ouverte par le « non » irlandais au Traité de Lisbonne en juin 2008 pourrait être surmontée prochainement. En s’accordant sur l’organisation d’une nouvelle consultation des citoyens de l’Eire, les Vingt-Sept se sont inspirés d’une solution de fortune qui avait permis, par le passé, d’adopter le Traité de Nice.
Toutefois, la bouée de sauvetage que constituerait un second référendum n’ôte rien au fait qu’une balise de détresse a bel et bien été lancée, une de plus après les refus français et néerlandais de ratifier le Traité Constitutionnel en 2005. Poser la question de l’assise populaire des institutions communautaire est, plus que jamais, une urgence. Les élections européennes des 4 et 7 juin prochains devront impérativement être précédées d’un vrai débat entre partis politiques. Il importe à ce stade de la construction communautaire que chaque électeur européen puisse avoir l’opportunité de trancher en faveur d’une vision européenne qui corresponde à ses affinités afin de choisir et ne plus subir.

Les Fédéralistes sur le terrain
Le taux d’abstention pourrait, comme en 2004, ternir la désignation démocratique des parlementaires européens. Aussi, faire campagne s’impose pour que, tous, nous prenions conscience des enjeux de la politique communautaire d’aujourd’hui et de demain. Comme annoncé à la fin de l’année derrière dans un précédent article de ce blog, le Parti Fédéraliste animera dans plusieurs régions de l’Hexagone des réunions publiques destinées à sensibiliser les français aux problématiques européennes et au fonctionnement – complexe – des institutions de l’Union. Le débat à Clermont-Ferrand se tiendra vraisemblablement au début du mois d'avril 2009 et devrait être organisé avec la participation de nos amis du Mouvement des Jeunes Européens d’Auvergne. Les contacts sont en cours afin de fixer la date définitive et de proposer une salle aux intervenants et à leur public.
Dans l’attente de ces évènements à venir, l’Antenne Auvergne du Parti Fédéraliste tient à souhaiter à tous les proches de l’idéal européen une année 2009 riche et productive.

samedi 22 novembre 2008

Le pacte européen sur l’immigration, un enjeu en débat

Résolument ouverte aux tables rondes, la Faculté de Droit de Clermont-Ferrand accueillait jeudi 20 et vendredi 21 novembre 2008 un colloque consacré à l’immigration, deux jours seulement après la clôture d’un autre colloque de qualité sur la question de la torture dans les démocraties modernes. Intervenants français et tchèques se sont succédés pour évoquer la législation en matière d’immigration dans leurs États respectifs, deux membres de l’Union concernés par la Présidence de celle-ci puisque la République tchèque prendra la relève de la France le 1er janvier prochain. La comparaison permettait surtout d’engager le débat sur un sujet d'actualité majeur : l’adoption d’un pacte communautaire sur l’immigration (décision du Conseil européen des 15 et 16 octobre 2008).

Le commissaire européen en charge de la politique d’immigration Jacques Barrot – qui n’a pu participer aux débats, comme prévu initialement, en raison d’obligations de dernière minute – a ouvert le colloque à travers un message vidéo, définissant les grandes lignes de Bruxelles sur ce thème brûlant. Tout en réaffirmant la volonté de gérer l’immigration de manière globale à l’échelle européenne, M. Barrot a insisté sur les enjeux économiques, sociaux et démographiques auxquels répond la régulation des entrées sur le territoire européen. Les décisions prises par l’agence FRONTEX, outre l’amélioration de l’intégration et du contrôle aux frontières, doivent favoriser à l’avenir l’accès à l’emploi des étrangers, leur apprentissage des langues communautaires et la diversification de la société européenne. Bâtir une Europe de l’asile, concertée et transparente, constitue enfin l’autre ambition des États membres ; de nouveaux textes en la matière sont attendus pour décembre 2008. Reste néanmoins à réduire les disparités de protection existantes entre les différents États…

L’enthousiasme exprimé par M. Barrot n’a pas manqué d’être nuancé par un pannel d’universitaires tout au long des deux journées de travaux. Si Robert Ponceyri (professeur de science politique et membre de la commission Mazeaud sur les quotas migratoires) a souligné la convergence des opinions publiques nationales des pays européens vers ce désir de réglementer plus strictement l’immigration, l’analyse des situations française et tchèque n’a fait que révéler l’inégalité des besoins en matière de contrôle, selon la réalité géographique ou économique du pays. Sur le plan juridique, Caroline Lantero et Christine Bertrand (maîtres de conférences à l’Université d’Auvergne) soulignèrent les contradictions nées d’une ambition politique commune finalement dépourvue de moyens. Le processus non totalement avoué « d’externalisation » de l’asile, consistant en la sous-traitance conventionnelle du filtrage des étrangers par des pays voisins de l’Union, tend à ternir l’image de l’Europe. Prompt à mettre en avant ses valeurs et son respect des libertés publiques, l’Europe se rend bel et bien responsable de l’ouverture de camps de rétention dans des États qui ne garantissent aux candidats à l’immigration qu’une protection insuffisante en termes de droits fondamentaux voire à des États qui ne sont pas même parties aux Conventions de Genève.

La politique commune de l’immigration que laissait augurer le traité de Maastricht (1992) est censée trouver un accomplissement dans le Pacte Européen pour l’Immigration. Mais peut-on réellement parler de « politique commune de l’immigration » ? Pour Christine Bertrand, l’immigration a, certes, été communautarisée dès le traité d’Amsterdam (1997) mais elle n’est pas devenue pour autant une politique tant l’Union européenne s’est bornée à de vagues consignes qu’il appartient aux États membres de mettre en application par leurs propres moyens. La souplesse interprétative et les dérogations multiples attachées aux textes en question écartent en vérité toute qualification de commune aux velléités d’une politique européenne.

Faut-il dès lors ne dresser qu’un tableau noir et pessimiste d’une Europe de l’Immigration finalement plus abstraite que réelle ? Malgré ses frontières mouvantes, malgré l’absence de correspondance entre l’espace juridique de l’Europe des Vingt-Sept et celui de Schengen (comme l'a rappelé si justement Philippe Icard, de l’Université de Bourgogne), l’Union peut se donner les moyens d’une véritable politique concertée, pour peu que ses composantes acceptent de rechercher un intérêt général qui ne saurait se réduire à la somme des inquiétudes nationales. Les politiques de voisinages sont à reconsidérer avec les pays frontaliers et, au-delà même, ce sont biens les régions de départ des immigrés qui doivent bénéficier d’une aide accrue au développement afin que diminue l’attractivité européenne.

Signalons pour l'anecdote que le grand absent des débats fut le Ministre français de l’Immigration Brice Hortefeux, pourtant annoncé… Sans fournir d'explication aux organisateurs, M. Hortefeux a tout simplement renoncé à livrer son point de vue en clôture d’un colloque riche en enseignements, dépourvu de langue de bois et de faux-semblants.

dimanche 16 novembre 2008

Le Parti Fédéraliste, un parti fidèle à ses idéaux

On a peut-être tendance à l’oublier, le fédéralisme ne consiste pas à ériger un État suprême, sorte de « rouleau-compresseur » employé à l’écrasement de gouvernements locaux. Être Fédéraliste, c’est avant tout prendre conscience de la diversité, respecter sans faillir les particularismes régionaux ou nationaux et offrir le cadre institutionnel nécessaire à une vie commune pacifique. Bien loin de négliger les entités qui composent un État, le Fédéralisme tient ainsi à les mettre en valeur. C’est sur le fondement de cette philosophie politique éclairée, alternative crédible à un jacobinisme essoufflé, que le Parti Fédéraliste a fait le choix d’organiser des conseils et réunions en province, voire même à l'avenir dans les autres États européens.

Le 13 décembre prochain va se tenir en Bretagne le Conseil fédéral de notre mouvement. Le tour de l’Auvergne viendra certainement puisque nous étudions pour l'heure la possibilité d’une rencontre ou réunion publique à Clermont-Ferrand au printemps 2009. De plus amples précisions seront fournies aux lecteurs de ce blog lorsque les dates et conditions de l’évènement seront connues.

dimanche 19 octobre 2008

Les yeux rivés sur les Etats-Unis

Comme toutes les autres régions françaises, l’Auvergne retient son souffle à l’approche des élections américaines du 4 novembre prochain. Croire que le résultat du scrutin et l’avènement d’un nouveau locataire à la Maison Blanche n’influera en rien sur la vie des auvergnats serait inexact. Les Nations du Monde entier n’ont peut-être jamais été aussi dépendantes les unes des autres et les liens ambigus tissés entre Europe et États-Unis ne constituent plus un secret pour personne. Mais surtout, l’élection américaine intervient dans un contexte international trouble que seules la concertation et l’ambition commune pourraient apaiser. L’évolution future de la crise financière que nous connaissons – et dont les conséquences économiques affecteront concrètement les ménages des pays industrialisés – dépend en partie de la politique américaine sur le plan intérieur et sur le plan des affaires étrangères. Les politistes tendent à estimer que l’image affichée par le nouvel élu produira une réelle influence sur les marchés boursiers et sur l’économie en raison des attentes diplomatiques et de la part d’interventionnisme que le prochain Président incarnera. Pourquoi parler d’image et non de mesures véritables ? La période dite du lame duck qui repousse à janvier la passation de pouvoirs va neutraliser l’espace de plusieurs semaines la vie politique américaine alors même que le temps presse, que chaque jour et que chaque décision comptent pour restaurer l’équilibre financier de la Planète.

Les citoyens américains mettront quoi qu’il en soit un terme à huit années de présidence Bush. John McCain, qui fit souvent figure de rebelle dans son propre camp, ou Barack Obama, sénateur démocrate à qui la comparaison avec Kennedy sied particulièrement (au moins en termes de charisme) aura pour mission de redresser un pays ultra-déficitaire et au bord du déclin. Dans cette optique, il lui sera impossible de négliger le dialogue avec l’Europe et de mépriser l’esprit de concorde, comme put le faire en d’autres circonstances George W. Bush, lors du conflit irakien en 2003.

L’Union Européenne s’est efforcée de prendre la crise à bras-le-corps, surmontant les réticences d’États membres peu enclins à une intervention publique (il fallut convaincre une très réticente Mme Merkel) et « jouant collectif » avec l’instauration d’un dialogue et l’ébauche de solutions durables avec les autres puissances mondiales. On ne pourra guère reprocher au président Nicolas Sarkozy, dans son costume de leader de l’Union endossé jusqu’au 31 décembre prochain, et à José-Manuel Barroso de rechercher un consensus mondial. Affaiblie, l’administration Bush a cédé à l’appel de l’Union Européenne ; l’Amérique devrait finalement s’asseoir prochainement à la même table que les autres grandes puissances pour une série de sommets consacrés au système économique de demain. Que l’on aboutisse ou non à un nouveau Bretton Woods, les tractations diplomatiques actuelles sont de bonnes augures : elles consacrent un vrai retour de l’Europe sur la scène internationale et ouvrent la voie à une redéfinition de nos relations avec les États-Unis.

mercredi 17 septembre 2008

Agriculture : l’Europe se doit d’être ambitieuse

L’Auvergne était placée mardi sous les feux de l’actualité. Le succès de la grande manifestation organisée dans les rues de Clermont-Ferrand par plusieurs syndicats paysans vient de rappeler utilement à la France et à l’Europe les dangers qui planent aujourd’hui sur le milieu agricole. FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA) en tête, les organisations participantes peuvent déjà savourer le succès apparent de « l’Appel de Clermont » ; le jour même du défilé, le ministre de l’agriculture et de la pêche Michel Barnier promettait de taper du poing sur la table en Conseil des Ministres tout en exprimant sa volonté de recevoir très prochainement des représentants d’un monde agricole excédé et anxieux face à la baisse des revenus qui l’afflige. La date du 15 septembre n’avait pas été choisie au hasard puisqu’une rencontre à Annecy des vingt-sept ministres européens est programmée la semaine prochaine. Les éleveurs attendent qu’un bilan objectif de la PAC soit dressé à cette occasion mais surtout que les gouvernements Européens décident ensemble d’un rééquilibrage salvateur des aides versées.

Région fortement rurale, l’Auvergne est en droit d’espérer de l’Europe une main tendue et un signe clair de la volonté communautaire de soutenir l’agriculture au plus fort de la crise. Les inquiétudes du secteur n’ont cessé de croître depuis que le budget alloué à la PAC a été revu à la baisse et que les protections octroyées par « prix-garantis » se sont marginalisées. La France connaît aujourd’hui les inconvénients de l’élargissement massif des années 2004-2007 après avoir elle-même profité des décennies durant des bienfaits de la politique commune en ce domaine.

À l’heure où les difficultés s’accroissent dans les États qui, comme le notre, voient leur secteur primaire s’essouffler, l’antenne Auvergne du Parti Fédéraliste encourage l’Union européenne à se montrer à la fois créative et ambitieuse pour redonner à la PAC ses vertus originelles : développer l’agriculture, stabiliser les revenus des exploitants tout en permettant d’afficher sur les marchés des prix défiant la concurrence internationale. L’équation apparaît périlleuse : la résoudre est pourtant un défi que se doivent de relever les Vingt-Sept.

lundi 15 septembre 2008

N°1: Présentation du blog de l’Antenne Auvergne du Parti Fédéraliste

Pourquoi une antenne du PF en Auvergne ?
Le développement du Parti Fédéraliste ne saurait être assuré sans un sérieux travail d’implantation locale au niveau des régions françaises. L’Alsace, la Bourgogne, la Franche-Comté, l’Île-de-France, le Nord-Pas-de-Calais, la Provence et la Réunion présentent déjà des structures bien en place et notre tour est venu, en Auvergne, de créer un relai fédéraliste. L’objectif primordial de cette organisation à peine éclose est de recruter de nouveaux adhérents pour prendre pleinement part, à terme, au débat sur le fédéralisme que notre pays se doit d’assumer.

Pourquoi un blog pour notre antenne ?
Il serait inutile de le nier : dans la France du XXIe siècle, le net est devenu la source première de diffusion de l’information, spécialement auprès des jeunes générations. Pour un groupe de travail modeste comme le nôtre, une adresse sur la Grande Toile est à l’évidence le plus efficace des moyens pour faire connaître nos activités d’une part et entrer en contact avec tous les citoyens auvergnats proches de nos idées d’autre part.
Vous découvriez chaque semaine à cette adresse un point sur l’évolution de notre mouvement en Auvergne, les réactions et prises de position de nos membres sur les grands évènements de l’actualité ainsi que les principales informations utiles à la vie du Parti Fédéraliste lui-même.
Ce blog se veut surtout un espace de liberté où nous vous invitons - qui que vous soyez et quelle que soit votre tendance politique (nous tenons à rappeler que le Parti Fédéraliste n’est ni « de droite », ni « de gauche ») - à vous exprimer, à faire part de vos impressions et à formuler vos questions sur le fédéralisme ou les buts poursuivis par notre organisation politique.