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lundi 27 avril 2009

Une première pour le Parti Fédéraliste en Auvergne !

L’Antenne Auvergne du Parti Fédéraliste vient d’organiser pour la première fois de sa jeune histoire une réunion publique, ce samedi à Clermont-Ferrand. Proposée en collaboration avec les Jeunes Européens Auvergne et le Puy-de-Babel, cette conférence proposait une étude en trois axes de la réalité communautaire qui est aujourd’hui la nôtre.

À la charnière entre deux Europes, celle de Nice et ses mécanismes adaptés à une Union de quinze États-membres, et celle de Lisbonne, prête à assumer un coopération à vingt-Sept, il apparaissait nécessaire de faire le point sur le fonctionnement de nos institutions communautaires. Cette mission délicate fut la mienne, en tant que délégué de l’Antenne Auvergne et premier intervenant du Parti Fédéraliste à ce débat. Complexe pour les juristes eux-mêmes, le fonctionnement actuel de l’Union européenne apparaît hermétique, abstrus, sinon inintelligible aux eurocitoyens que nous sommes tous. L’un des grands apports du traité de Lisbonne est de proposer une clarification indispenable des mécanismes décisionnels, renforçant notamment le rôle du Parlement (quasi-généralisation de la co-décision) et supprimant la fameuse structure en « piliers » issue du Traité de Maastricht.

Mais l’Europe ne saurait se contenter de simplifier ses institutions si elle ambitionne de se rapprocher des individus qui la composent. La négligence absolue avec laquelle les partis français débutent leur campagne pour le renouvellement du Parlement de Strasbourg illustre à merveille le déficit politique dont souffre l’Union. Le symptôme a été étudié, dénoncé et décrit en détails à travers l’exposé d’Yves Gernigon, responsable des questions politiques du Parti Fédéraliste. Une véritable campagne électorale marquée par des enjeux européens, la multiplication de personnalités transnationales (à l’instar de Daniel Cohn-Bendit), l’établissement explicite de frontières, le dépassement nécessaire d’une Europe purement mercantile et technique constituent autant de défis immédiats qu’il nous faudra collectivement relever. L’avancée vers l’Europe Fédérale, cheval de bataille du Parti Fédéraliste, ne pourra par ailleurs se concrétiser sans une reprise en considération du budget nécessaire ; à ce jour, seul 1 % du PIB des États-membres sert au financement des politiques communautaires.

S’exprimant à son tour sur les apports insuffisants de l’Union européenne actuelle en matière sociale, Hélène Féo, vice-présidente du Parti Fédéraliste, n’a pas manqué de souligner le besoin éprouvé par les peuples de vivre dans une Europe plus protectrice. Un espoir, peut-être, en ces temps de crise ? Le Conseil de l’Union européenne se penche ce mois-ci sur le problème en étudiant les possibilités de relance budgétaire, de stabilisation des prix et de renforcement du crédit. Le Président de la Commission José-Manuel Barroso a lui-même reconnu dernièrement que « les protections sociales doivent jouer leur rôle de stabilisateur ». Pour Hélène Féo, cette prise de conscience, pour l’heure très circonstancielle, permettra peut-être de déclencher un débat salvateur pour, enfin, aller plus loin dans l’Europe sociale.

Tenue dans une ambiance conviviale et devant une assistance très réactive, cette première conférence-débat du Parti Fédéraliste a été l’occasion tant attendue de présenter nos idées en terre auvergnate et d'aller à la rencontre de ceux qui, européens de toutes générations, partagent ce désir de faire de l’Europe notre nouvelle patrie.

lundi 20 avril 2009

Programme de la réunion publique du 25 avril 2009

Le Parti Fédéraliste organise ce samedi à Clermont-Ferrand, en partenariat avec le Puy-de-Babel et les Jeunes Européens Auvergne, une réunion publique destinée à promouvoir l’idée fédérale en Europe. Elle se tiendra à partir de 17 heures au Centre Jean Richepin.


« Le Fédéralisme : vers une Europe des Européens »

Trois interventions sont programmées et seront respectivement suivies d’un débat thématique.

Partie 1
« Les Traités, de Nice à Lisbonne où en est-on ? »
par Pierre-Henri Paulet (étudiant en droit, délégué du Parti Fédéraliste en Auvergne)

Partie 2
« Elections européennes 2009, inventer l'Europe politique »
par Yves Gernigon (responsable des questions politiques au Parti Fédéraliste)

Partie 3
« L'Europe sociale contre le retour des nationalismes »
par Hélène Féo (vice-Présidente du Parti Fédéraliste et spécialiste des questions sociales)

La durée totale de la réunion ne devrait pas excéder deux heures trente.
Fédéralistes, européanistes ou simples citoyens intéressés par le thème de l’Europe, n’hésitez pas à venir nombreux participer à ces débats.

lundi 6 avril 2009

Réunion publique à Clermont-Ferrand le 25 avril 2009 : "Le fédéralisme : vers une Europe des européens"

L’Antenne Auvergne du Parti Fédéraliste confirme l’organisation d'une réunion publique dans notre région, annoncée depuis plusieurs mois déjà. Elle se tiendra le 25 avril prochain à Clermont-Ferrand autour du thème : « Le fédéralisme : vers une Europe des européens ». Cette conférence constituera par ailleurs le premier volet d’un triptyque de rencontres-débats programmé par l’association Les Jeunes Européennes Auvergne.

Plusieurs intervenants du Parti Fédéraliste s’exprimeront à cette occasion sur le fonctionnement de l’Union européenne de l’avant et de l’après Lisbonne. Le tour d’horizon des insuffisances du projet européen actuel conduira bien entendu à une présentation du concept fédéral et des solutions qu’il se propose d’apporter au service d’une Europe à l’écoute des européens.

La stratégie politique du Parti Fédéraliste est également à l’ordre jour ; les participants s’intéresseront à la question de l’instauration du modèle fédéral en Europe autour de la recherche d’un soutien populaire indispensable.

Venez nombreux débattre avec les Fédéralistes !


« LE FÉDÉRALISME : VERS UNE EUROPE DES EUROPÉENS »

Réunion publique organisée par
le Parti Fédéraliste, les Jeunes Européens Auvergne, le Puy de Babel

SAMEDI 25 AVRIL 2009
Centre Jean Richepin, salle n°1
21, rue Jean-Richepin
63000 CLERMONT-FERRAND


Pour tout renseignement : pierrehenripaulet@yahoo.fr

samedi 22 novembre 2008

Le pacte européen sur l’immigration, un enjeu en débat

Résolument ouverte aux tables rondes, la Faculté de Droit de Clermont-Ferrand accueillait jeudi 20 et vendredi 21 novembre 2008 un colloque consacré à l’immigration, deux jours seulement après la clôture d’un autre colloque de qualité sur la question de la torture dans les démocraties modernes. Intervenants français et tchèques se sont succédés pour évoquer la législation en matière d’immigration dans leurs États respectifs, deux membres de l’Union concernés par la Présidence de celle-ci puisque la République tchèque prendra la relève de la France le 1er janvier prochain. La comparaison permettait surtout d’engager le débat sur un sujet d'actualité majeur : l’adoption d’un pacte communautaire sur l’immigration (décision du Conseil européen des 15 et 16 octobre 2008).

Le commissaire européen en charge de la politique d’immigration Jacques Barrot – qui n’a pu participer aux débats, comme prévu initialement, en raison d’obligations de dernière minute – a ouvert le colloque à travers un message vidéo, définissant les grandes lignes de Bruxelles sur ce thème brûlant. Tout en réaffirmant la volonté de gérer l’immigration de manière globale à l’échelle européenne, M. Barrot a insisté sur les enjeux économiques, sociaux et démographiques auxquels répond la régulation des entrées sur le territoire européen. Les décisions prises par l’agence FRONTEX, outre l’amélioration de l’intégration et du contrôle aux frontières, doivent favoriser à l’avenir l’accès à l’emploi des étrangers, leur apprentissage des langues communautaires et la diversification de la société européenne. Bâtir une Europe de l’asile, concertée et transparente, constitue enfin l’autre ambition des États membres ; de nouveaux textes en la matière sont attendus pour décembre 2008. Reste néanmoins à réduire les disparités de protection existantes entre les différents États…

L’enthousiasme exprimé par M. Barrot n’a pas manqué d’être nuancé par un pannel d’universitaires tout au long des deux journées de travaux. Si Robert Ponceyri (professeur de science politique et membre de la commission Mazeaud sur les quotas migratoires) a souligné la convergence des opinions publiques nationales des pays européens vers ce désir de réglementer plus strictement l’immigration, l’analyse des situations française et tchèque n’a fait que révéler l’inégalité des besoins en matière de contrôle, selon la réalité géographique ou économique du pays. Sur le plan juridique, Caroline Lantero et Christine Bertrand (maîtres de conférences à l’Université d’Auvergne) soulignèrent les contradictions nées d’une ambition politique commune finalement dépourvue de moyens. Le processus non totalement avoué « d’externalisation » de l’asile, consistant en la sous-traitance conventionnelle du filtrage des étrangers par des pays voisins de l’Union, tend à ternir l’image de l’Europe. Prompt à mettre en avant ses valeurs et son respect des libertés publiques, l’Europe se rend bel et bien responsable de l’ouverture de camps de rétention dans des États qui ne garantissent aux candidats à l’immigration qu’une protection insuffisante en termes de droits fondamentaux voire à des États qui ne sont pas même parties aux Conventions de Genève.

La politique commune de l’immigration que laissait augurer le traité de Maastricht (1992) est censée trouver un accomplissement dans le Pacte Européen pour l’Immigration. Mais peut-on réellement parler de « politique commune de l’immigration » ? Pour Christine Bertrand, l’immigration a, certes, été communautarisée dès le traité d’Amsterdam (1997) mais elle n’est pas devenue pour autant une politique tant l’Union européenne s’est bornée à de vagues consignes qu’il appartient aux États membres de mettre en application par leurs propres moyens. La souplesse interprétative et les dérogations multiples attachées aux textes en question écartent en vérité toute qualification de commune aux velléités d’une politique européenne.

Faut-il dès lors ne dresser qu’un tableau noir et pessimiste d’une Europe de l’Immigration finalement plus abstraite que réelle ? Malgré ses frontières mouvantes, malgré l’absence de correspondance entre l’espace juridique de l’Europe des Vingt-Sept et celui de Schengen (comme l'a rappelé si justement Philippe Icard, de l’Université de Bourgogne), l’Union peut se donner les moyens d’une véritable politique concertée, pour peu que ses composantes acceptent de rechercher un intérêt général qui ne saurait se réduire à la somme des inquiétudes nationales. Les politiques de voisinages sont à reconsidérer avec les pays frontaliers et, au-delà même, ce sont biens les régions de départ des immigrés qui doivent bénéficier d’une aide accrue au développement afin que diminue l’attractivité européenne.

Signalons pour l'anecdote que le grand absent des débats fut le Ministre français de l’Immigration Brice Hortefeux, pourtant annoncé… Sans fournir d'explication aux organisateurs, M. Hortefeux a tout simplement renoncé à livrer son point de vue en clôture d’un colloque riche en enseignements, dépourvu de langue de bois et de faux-semblants.

mercredi 17 septembre 2008

Agriculture : l’Europe se doit d’être ambitieuse

L’Auvergne était placée mardi sous les feux de l’actualité. Le succès de la grande manifestation organisée dans les rues de Clermont-Ferrand par plusieurs syndicats paysans vient de rappeler utilement à la France et à l’Europe les dangers qui planent aujourd’hui sur le milieu agricole. FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA) en tête, les organisations participantes peuvent déjà savourer le succès apparent de « l’Appel de Clermont » ; le jour même du défilé, le ministre de l’agriculture et de la pêche Michel Barnier promettait de taper du poing sur la table en Conseil des Ministres tout en exprimant sa volonté de recevoir très prochainement des représentants d’un monde agricole excédé et anxieux face à la baisse des revenus qui l’afflige. La date du 15 septembre n’avait pas été choisie au hasard puisqu’une rencontre à Annecy des vingt-sept ministres européens est programmée la semaine prochaine. Les éleveurs attendent qu’un bilan objectif de la PAC soit dressé à cette occasion mais surtout que les gouvernements Européens décident ensemble d’un rééquilibrage salvateur des aides versées.

Région fortement rurale, l’Auvergne est en droit d’espérer de l’Europe une main tendue et un signe clair de la volonté communautaire de soutenir l’agriculture au plus fort de la crise. Les inquiétudes du secteur n’ont cessé de croître depuis que le budget alloué à la PAC a été revu à la baisse et que les protections octroyées par « prix-garantis » se sont marginalisées. La France connaît aujourd’hui les inconvénients de l’élargissement massif des années 2004-2007 après avoir elle-même profité des décennies durant des bienfaits de la politique commune en ce domaine.

À l’heure où les difficultés s’accroissent dans les États qui, comme le notre, voient leur secteur primaire s’essouffler, l’antenne Auvergne du Parti Fédéraliste encourage l’Union européenne à se montrer à la fois créative et ambitieuse pour redonner à la PAC ses vertus originelles : développer l’agriculture, stabiliser les revenus des exploitants tout en permettant d’afficher sur les marchés des prix défiant la concurrence internationale. L’équation apparaît périlleuse : la résoudre est pourtant un défi que se doivent de relever les Vingt-Sept.